Jean Michel BAZIRE, le monde des courses une vie de dingue ?

Nous n'allons pas profiter pour surfer sur le grave ennui qui a cueuillit Jean Michel BAZIRE hier sur l'hippodrome d'Enghien. Et bien évidemment nous nous associons avec tous les gens de ce milieu pour souhaiter un prompt rétablissement à Jean Michel BAZIRE afin qu'il nous revienne dans quelques semaines dans le meilleur état de forme possible. Ces mots que j'écris sont très sincères, d'abord par respect car on ne peut souhaiter en aucune manière la souffrance, et tout simplement pour le grand professionnel que j'admire,  je l'ai vu à à Vincennes à l'époque où il a mené "SALUT TITI" et j'affirme ces déclarations du dimanche 15 juillet avant son accident, Jean Michel BAZIRE est en effet un passionné, des grands et petits hippodromes, des grands et petits chevaux comme l'est notre "SALUT TITI".

 

Ne pas surfer non mais poser des questions à l'institution oui,  je crois que les questions à poser vont bien au delà du problème de santé survenu hier dimanche 15 juillet à Jean Michel BAZIRE.

Comme le dit Jérôme BERNARDET dans un édito sur RTL dans "on refait les courses", oui le métier d'entraîneur est asphyxiant, peut être plus quand on associe la vie de cash driver. 

En réalité c'est tout le système du monde des courses qui est asphyxiant,  pour toutes les catégories à des niveaux différents avec des répercutions diverses, à qui profite "le crime" j'oserai dire ? 

Aujourd'hui l'asphyxie commence chez les éleveurs, et quand je parle d'éleveurs, je site les gens qui élévent les chevaux sur leur sol au sein de l'exploitation, car il y a ceux qui sont désignés comme éleveur sur la déclaration de naissance mais qui sont des éleveurs de "canapés". Les vrais éleveurs sont d'ailleurs les moins reconnus de ce système, ce sont les premiers en bas de l'échelle de cette institution, ces gens payent le prix fort pendant de long mois pour proposer, en général, vers 18 mois les yearlings aux ventes, aux futurs propriétaires ou aux entraîneurs bien souvent à des prix de misères, sans commune mesure avec le prix de revient !

Cette axphysie gravie naturellement les barreaux de l'échelle, elle va bien sur chez les propriétaires, et dans cette catégorie c'est comme chez les éleveurs il y a deux catégories, les éleveurs besogneux et les fortunés.

Puis nous en arrivons naturellement aux entraîneurs qui sont certainement les plus asphyxiés du système actuellement, et surtout ceux que je qualifierais de "petits", d'une part à cause de leurs petits effectifs et bien souvent de leurs maigres résultats. Ceux là bien évidemment ils n'ont au mieux que les propriétaires besogneux la seconde catégorie étant réservée aux fortunés.

Cela pour dire que je ne traiterais pas les propriétaires fortunés d'être les auteurs du "crime" car bien souvent ils dépensent de grosses sommes dans le milieu, souvent à fonds perdus, juste pour la notoriété. Néanmoins cette pratique associée à la politique actuelle des sociétés mères (CHEVAL FRANCAIS & FRANCE GALOP) affaiblie et asphyxie tous les autres. Bien sur Jean Michel BAZIRE comme quelques autres entraîneurs bénéficie de ces propriétaires fortunés pour arriver à de tels résultats, mais a quel prix ?

Je pense sincérement qu'il est grand temps de revoir très sérieusement cette filière course / élevage qui attire les joueurs mais de moins en moins de passionnés en élevage, en propriétaires, pour s'en convaincre il suffit d'aller sur les champs de courses pour se rendre compte du public très clairsemé en dehors des événements spéciaux (les grands prix), et constater la moyenne d'âge des vrais, des purs, du milieu, les éleveurs sont souvent âgés d'une cinquantaine d'année ou plus, les propritaires sont souvent plus vieux, seuls le rang des entraîneurs ramène une tranche d'âge plus jeune. Quand à la moyenne d'âge des gens qui dirigent ces institutions, je pense que maintenent elle est plus vieille que la moyenne d'âge des gens qui constitue  notre sénat, c'est donc peu dire...

 

Nous reviendrons ultérieurement avec une rubrique pour donner notre avis s'il faut encore élever des chevaux de courses en 2012.

 

Nous renouvellons notre soutien et tous nos voeux de bonne santé à Jean Michel BAZIRE, que nous puissions le revoir rapidement sur des hippodromes clairsemenés de spectateurs ou pas.